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  • Jango, chat coach

La nature simple...

Alors que les villes dévorent les campagnes, que la pollution met la planète en péril, nous nous rappelons enfin qu’une grande partie de l’histoire humaine s’est écrite au contact direct de la nature. Renouer avec la nature devient, plus qu'un effet de mode, une véritable nécessité pour l'avenir de notre espèce.





« L’attrait pour la nature semble augmenter lorsque les individus se trouvent dans une situation de stress ou de fatigue psychologique », constate Barbara Bonnefoy1, maître de conférences en psychologie environnementale à l’université Paris X-Nanterre. Le fait est que de plus en plus de citadins décident de changer de vie et s’installent à la campagne pour ouvrir des chambres d’hôtes ou se transformer en vignerons, avec plus ou moins de bonheur. C’est que, dans l’imaginaire collectif, celle-ci rime avec l’idée d’une régénération, d’un retour aux sources, à l’essentiel, à la pureté, à l’authenticité, à la liberté. Ma nature, c’est ce que je suis, au-delà du piège des apparences, des rôles sociaux qui nous enferment. Mais nos envies de « vert » ne sont pas de simples engouements de citadins stressés. Jean-Jacques Rousseau y voyait déjà le remède à tous les maux. Dans son Discours sur les origines et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (Librio), il imagine un « état de nature » d’avant l’avènement de la société, où les hommes étaient bons, altruistes et vivaient en bonne intelligence, sans verser de sang. Il n’y a pas que notre vie intérieure qui se repaît des bienfaits de la nature. Nous nous nourrissons corps et âme de son pouvoir à la fois apaisant et vivifiant… Aujourd’hui, de nombreuses études scientifiques l’attestent. Une date clé : 1984, quand Roger S. Ulrich, actuellement professeur d’architecture dans un centre de recherches suédois sur la santé, publie, dans la revue Science, une étude qui fera date, « View through a window may influence recovery from surgery » (« regarder par la fenêtre améliore la récupération après une opération chirurgicale »). Il s’agissait bien sûr d’une fenêtre donnant sur des arbres, des fleurs multicolores, des plantes vivaces et laissant entendre des pépiements d’oiseaux… Car les patients qui, pour les besoins de l’expérience, avaient vue sur béton n’ont rien vécu de semblable.

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